Septembre 2009
Les brèves de la semaine :
Je suis de retour à Dschang depuis samedi midi et j’ai profité de mon week-end pour m’occuper de ma maison et de moi. Rangement, nettoyage (la femme de ménage est en vacances mais de toutes façons, ne nettoie que ce qu’elle veut !), décoration (j’ai enfin réussi à accrocher mes masques sans défoncer le mur), sport, cuisine… Ca fait du bien d’être chez soi !
La fin des pluies approche, enfin. C’est assez étrange, c’est comme si le ciel savait que bientôt la pluie allait s’estomper. La pluie est d’une violence assez impressionnante en ce moment. Il souffle des rafales violentes, le ciel devient noir en trente secondes et des litres s’abattent sur la ville dans un bruit assourdissant. On se croirait à la fin du monde…
Soirée pourrie : pas d’électricité + pas d’eau + déluge ! En gros, trop de pluie pour sortir, impossible de regarder un film et lire à la torche au bout d’un moment, c’est fatiguant. Il faut remonter le mécanisme de la lampe toutes les 5 minutes !
Du coup, j’ai fait grève de vaisselle. Bon, sans eau je suis habitée. Mais sans électricité en plus… !
Belles gamelles : je n’ai failli à ma réputation de cascadeuse chevronnée cette semaine. J’ai accompli une figure artistique d’une très grande classe dans la rue principale de Dschang. Mes chaussures commençant à être particulièrement râpées, elles glissent dangereusement. Du coup, j’ai réalisé une jolie cascade sur le bitume. Résultat, j’ai jeté mes chaussures et j’ai hérité d’un magnifique genou ensanglanté, digne de ceux des enfants !
Question boulot, j’ai réussi à boucler le dossier d’exposition de Bamenjinda dont le musée ouvre le 12 décembre prochain, tout en accueillant en stage de remise à niveau Raoul qui ira travailler là-bas ! Super woman est en action !
En attendant, la fin de nos souffrances approche avec Flaubert. La nouvelle équipe du musée arrive en renfort lundi ! J’ai hâte, ils ont l’air bien les petits nouveaux. Enfin c’est ce qui est ressorti de leur entretien. C’était d’ailleurs plutôt rigolo d’être pour une fois de l’autre côté de la barrière, très instructif aussi. Je me suis rendue compte que finalement juger quelqu’un professionnellement est extrêmement rapide et que le droit à l’erreur n’existe pas lors d’un entretien. Notre nouveau logisticien m’a énormément impressionné. Il est arrivé en ayant déjà réfléchis à tout ce qu’il ferait pour le musée. Ouaouh ! Ca nous a tous donner la même impression : « Vous commencez quand ? »
La saison culturelle de l’Alliance franco-camerounaise reprend. Je suis du coup convié à un dîner officiel à 18h (ils dînent à la même heure que les anglais), en tant que membre bienfaitrice ce samedi. J’ai vais pouvoir en profiter, puisque dimanche matin je suis de nouveau en commando randonnée avec Michael et le commissaire Yaya ! Et c’est reparti pour 10 km de marche intensive !
Juillet 2009
Le temps :
pluie quotidienne à partir de 15/16h. Température : il fait trop froid, j’ai du me racheter des gros pulls ! Vivement la saison sèche !
La gym
Mon nouveau credo est « J’aime la Gym » ! Pour éviter de devenir une mama, j’ai décidé d’aller bouger mon popotin sur les rythmes africains sous la supervision d’un professeur peu académique. Le concept des cours de sport au Cameroun, c’est quand même tout un programme. Déjà le prof est absent, une fois sur deux. C’est d’ailleurs comme cela qu’avec Marianne nous nous sommes retrouvés animés tout un cours lundi dernier. Ensuite, il y a les jours sans électricité où on s’agite dans le noir. Après le cours est composé pour l’essentiel de mamans camerounaises et deux papas. Ils sont tous vêtus de sur-vêtements bien chauds, voire de bonnets ! Je pense qu’ils tentent la technique du : « suer pour éliminer ». Je me contente pour ma part d’un vieux bas de jogging et d’un petit débardeur, qui me suffisent amplement et ne m’empêche pas de perdre 5 litres d’eau à chaque séance. Pour le reste, le cours est assez comique. Les mouvements ressemblent étrangement à leur pas de danse, et puis le prof accompagne toujours une démonstration d’une petite phrase attentionnée : « c’est bon pour la cellulite ça les filles », « vous les femmes, vous devez perdre vos poignées d’amour »… Je dois dire que ça anime bien quelques unes des me soirées ! Et puis, je rigole, je rigole, mais en attendant, je n’engraisse pas comme une oie, malgré tous les plats des chefferies !
Le musée et les travaux :
Le crépissage des murs du musée est quasiment finis ; Il manque toujours les fenêtres, les portes, le plafond, l’électricité, les sanitaires… En conclusion, les travaux ne seront certainement pas finis pour un emménagement le 15 août comme le souhaiter mon patron ! Il faudra encore attendre pour avoir le bureau avec vue sur lac et comme cantine le resto de Joseph à l’Alliance (le meilleure de Dschang, sans conteste : vraie purée de chez nous, des bons steaks au poivre, et une tarte à la banane à tomber). Mais ça commence à prendre forme. Le pont est fini, les chemins tracés, la fosse d’aisance terminée…
Un rythme de travail plus que soutenu :
Dur, dur en ce moment, le rythme : Flaubert est en vacances, nous avons 4 stagiaires à gérer, une exposition et un atelier d’animation à encadrer, les cases patrimoniales à monter et organiser et du coup à encadrer et bien-sûr l’immense chantier du musée qui pour ma part, n’avance pas d’un point de vue scientifique ! Les jours filent et les semaines s’enchaînent avec un rythme toujours aussi soutenu. Mes week-ends du mois d’août passent du coup à la trappe : mes samedis sont monopolisés par des événements de communication dans les chefferies, où je dois aller faire ma bea pour sensibiliser les élites à la question du développement culturel. Quant aux soirées, elles se finissent souvent par la lecture des documents que je n’ai pas eu le temps de parcourir la journée, où je passe le plus clair de mon temps en réunion, à cavaler, dénouer des problèmes, trouver des solutions, envoyer des mails, faire des comptes-rendus, revoir les finances… Je serai tout de même enchantée quand le travail titanesque de relecture des inventaires des chefferies sera achevé. La lecture n’est bien palpitante : des fiches synthétiques sur des quantités d’objet d’un ennui mortel, sauf cas de détails anecdotiques et bidonnants.
Les petites expressions : voilà, voilà, voilà ! C’est mon préféré, inimitable ! Je dis que ; Tu dis ; raison pour laquelle ; étant donné que ; présentement ; on est ensemble ; meilleur à toi ;
La recette de la sauce arachide version Michael : Faire revenir les arachides dans une marmite, puis les broyer dans une machine conçue pour (on en trouve partout dans les épiceries de quartier) pour en faire une sorte de pâte. Pendant ce temps, faire bouillir de l’eau avec : trois oignons et une gousse d’ail coupés en petits morceaux, 500 g de viande hachée, un bouillon maggi aux crevettes et du poivre. Laisser mijoter 20 minutes et ajouter la pâte d’arachides. Puis laisser cuire doucement pendant 15/20 mins. Servir bien chaud avec des bâtons de manioc !
Une grande période sociale : Ma vie sociale commence à prendre une étendue assez impressionnante. Je commence à avoir mon carnet de bal plutôt bien rempli. Au programme : – Une amie de Bafoussam, Ghislaine, serveuse au Campero, notre repère à Bafoussam avec So et Jerem, est venue me rendre visite un soir avec sa sœur à Dschang. Bien évidemment, le rendez-vous était au campero de Dschang ! Hélàs, la serveuse n’est pas à la hauteur de Ghislaine ! elle est plutôt du genre porte de prison… Mais bon, c’était tout de même agréable d’avoir cette petite visite improvisée. Surtout qu’elle est venue avec deux énormes gâteaux, une papaye gigantesque (On trouve de ce type de spécimen à Bafoussam : il y en a qui font plus de 30 centimètres facile) et un DVD de recettes de cuisine camerounaise (cool ! Le premier que je regardais m’avait énormément divertie ! Cela ressemblait plus à une présentation météo avec une miss météo qu’à une recette version Maïté). – Francia qui se lance dans la cuisine commerciale nous a invité à dîner une première fois ; puis une deuxième ; – Flaubert aussi ; – Nous avons eu une petite soirée improvisée au coin du feu (la seule maison avec cheminée de Dschang !) chez l’artisan menuisier Jean-Marie. – Je dois retourner bientôt faire la causette avec mes anciennes voisines, quand ce n’est pas Fabrice et Carlos qui s’invite à la maison ! – Joseph, le meilleur cuisinier de Dschang à qui nous passons souvent commandes de toutes nos envies franchies (steack frites ; pizzas ; poulet au curry ; tarte à la banane : trop bon…) nous invite du coup avec Marianne a dîner demain soir. Je suis très honorée de cette invitation ! – Il y a bien-sûr les RDV habituels apéro Castel ou Beaufort light (les bières d’ici) avec les copains du boulot. – Et puis, Marianne part bientôt (ça va faire bizarre) et on refait la fête à 30/40 chez moi d’ici quelques jours ! – Marianne va vite être relayée par la visite éclair de Jérôme (un autre VP), un de ses copains de France qui lui rend visite et Jeff, un ami camerounais de Yaoundé. Bref, on s’amuse bien à Dschang. Au final, je n’ai pas vraiment le temps de m’ennuyer ! Une grande période sociale… très médiatisée ! A force de me rendre aux festivals à droite, à gauche, je finis par passer à la télé toutes les semaines ! Comme si mes interventions dans le cadre de mon boulot, ne suffisaient pas. J’aime tellement quand mes connaissances m’appellent pour me dire « oh, on t’a vu à la télé ! », et moi de grogner un « mouais ».
Un arrêt création stylistique pour le bien du nouvel appartement : Ma grande folie de création vestimentaire laisse place à présent à un besoin de décoration intérieure ! Au programme : rideaux pour les chambres ; tissu pour recouvrir mon magnifique canapé peau de panthère et surtout trouver une solution pour planter des clous dans les murs pour pouvoir accrocher mes masques et autres objets de décoration futiles que mes sept mois camerounais ont contribué à enrichir ! Ca y est, au bout de sept moi je me décide enfin à avoir une maison digne de ce nom ! Je m’installe plus durablement, il était temps !
Quoi de neuf dans la culture : L’exposition : Ah, la première exposition de Dschang ! Que de péripéties pour y aboutir, un vrai chemin de croix ! Ca a commencé, il y a environ deux mois, par une belle journée pluvieuse du mois de juin. Que faire cet été ? Idée de génie : une exposition de communication pour relater le travail réalisé dans les écoles cette année. Ok, tout le monde est d’accord, mais la condition : que l’équipe en charge des activités pédagogiques se chargent de tout. Trop de boulot, avec Flaubert pour gérer ça. Jusque là tout va bien. Et puis les jours filent, et toujours rien. Pas de projet, pas d’action. Un petit coup de pied dans la fourmilière : et enfin l’action démarre vers mi-juillet. Oui, oui c’est promis on s’occupe de tout, on vous rend un synopsis d’exposition, un budget, une proposition de communication…. Et blah, et blah… Que de beaux discours. Sauf qu’il ne s’est pas passé grand-chose. Je suis partie quelques jours, et à mon retour il ne s’était rien passé. Et j’apprécie grandement la bonne excuse : mais tu n’étais pas là. C’est vrai c’est connu, la terre s’arrête de tourner quand Clotilde s’en va ! Surtout quand on est sensé travailler à deux ! Bref, on aura du ouvrir une première fois le 17 juillet, finalement ça a été le 29 ! Et au final, les invitations ont été distribuées le matin même. Tout ça, parce que Flaubert s’est réveillé au dernier moment, suite à une de nos célèbres engueulades qui font trembler tous les murs de la coopération (même si globalement, y a du mieux, il fait être honnête il n’a pas foutu grand-chose ces derniers temps !). Je me suis vertement remettre à ma place parce que j’avais osé passer outre les procédures financières et autoriser les dépenses urgentes à engager pour arriver à monter ce putain d’expo (vous m’excuserez pour le vocabulaire, mais il y a des moments où peu d’autres mots peuvent exprimer l’agacement d’une situation), et bi-bi a fait du collage de panneaux et de la mise en scène toute une journée avec à ses côtés un Madiba heureusement actif et un Tchouankap fidèle à lui-même inspecteur des travaux finis ! Question bilan : les camerounais auraient-ils définitivement un poil dans la main ? Et le plus incroyable dans tout ça, c’est que ça a marché et on a un résultat plutôt pas mal compte tenu des circonstances ! CCA (C’est ça l’Afrique)! Je ne vous dis pas que je ne le referai pas deux fois, parce que je ne me leurre pas. Tous les projets se finissent comme ça ici !
les infos : La bonne nouvelle de la semaine, c’est que je suis enfin relié au monde ! Les filles, solveig et sarah, m’ont offert une radio rétro pour l’emménagement dans notre nouvelle maison. Du coup, en orientant bien l’antenne, nous avons le privilège d’écouter RFI le matin. C’est à présent mon repère international qui me permet de rester au courant de ce qu’il se passe ailleurs et notamment dans les pays voisins qui sont assez mouvementés ! Le journal Mutations est aussi une bonne source de lecture. Et le best reste quand même les journaux locaux des chefferies avec leurs dictons du jour !
Membre de l’Alliance : Ca y est pour confirmer mon engagement dans le développement culturel, je suis à présent membre bienfaitrice de l’Alliance Franco-Camerounaise. Cela ne me suffisait pas de travailler en collaboration avec eux ! Et dans quelques temps, je serai également trésorière du comité de gestion du musée (enfin ça c’est le boulot, je crois. Comment savoir où se trouve la frontière ?). J’espère juste que l’année prochaine verra une programmation qui justifiera mon engagement ! La période des congés est bien calme : plus de concerts, ni de spectacles de danses ou de pièces de théâtre… Juste des soirées tarots au coin du feu chez Jean-Marie !
La falaise Foéréké, expédition du 5 juillet De bon matin, à 6 heure, fraîchement réveillées pour un dimanche matin, nous voilà parties, équipées de notre inséparable matériel de randonnée pour Blancs : chaussures de randonnée, pantalon à poches multiples, sac-à-dos contenant la crème solaire, le sandwich, le litre d’eau, le chapeau et les lunettes de soleil, et oui, j’oubliais l’anti-moustique ! L’objectif : monter à pied toute la falaise Foréké et atteindre Dschang. Ok, ça c’est une mission pour 4 jeunes filles ultra motivées pour l’aventure à travers la brousse. On se voyait déjà prêtes à affronter la brousse munies de coupe-coupe, rencontrer des bêtes à têtes étranges, et être juste au milieu de la nature luxuriante. On ne s’est pas méfiées des tenues de sport des camerounais. On s’est même permises des réflexions quand à leur équipement. Le début commençait assez bien : 15 entassés dans le pick-up, nous à l’arrière à affronter le brouillard. Arrivés en bas, nous attendions avec impatience le petit chemin perdu. Il a fallu d’abord s’échauffer. Le commissaire de Dschang a pris les choses mains : étirement à droite, à gauche, en haut, en bas et la position du chien qui pisse ! Difficile de garder son sérieux devant le commissaire en position du chien qui pisse ! La préparation pour l’ascension étant assurée physiquement et mentalement, nous voilà partis… sur le goudron ! En fait, nous avons remonté la falaise par la nationale ! Notre panoplie rando a en pris un coup ! C’était nettement moins trépidant que ce que nous pensions. Mais, la déception première passée, on l’a quand même fait dans la bonne humeur ! 4 heures, 10 km, une douche plus tard, on était juste vautrés sur les transats de la piscine ! A quand, la prochaine expédition goudron ?
News du quotidien 3 mai 2009 :
Quel bonheur ce retour à la maison. Les petits m’attendaient de pieds fermes. Un des plus petits (un et demi/deux ans) qui pourtant était un des plus farouches, m’a enlacé les jambes de ses petits bras pour me faire un câlin. Comment ne pas craquer après ça ! Et quel bonheur de les voir s’émerveiller des petites choses que je leur avais ramené !
Après ce grand moment de réjouissance, j’ai surtout dormi pendant un certain nombre d’heures. Le lendemain a été tranquille (le calme avant de reprendre la tempête). Un programme pour se réinstaller dans mon quotidien : le marché, un thé avec mes copines (Aline ma voisine du dessus, prof de sport ; Emilie, une autre volontaire appartenant à une organisation religieuse de Dschang ; Sandrine ; camerounaise de Douala faisant ses études à Dschang).
Mon quotidien s’est ensuite métamorphosé en marathon international. Je n’ai en effet qu’un mois et demi à passer au Cameroun avant de rentrer en France pour quelques jours. (Encore, une propulsion d’un univers à un autre, livrée sans les amortisseurs !) Et mon programme camerounais est bien chargé. Quelques jours à Dschang pour se mettre au point pour la formation avec l’Ecole du Patrimoine Africain, la semaine de formation au centre climatique de Bandjoun. Puis retour rapide à Dschang, histoire de faire coucou aux copains, et me voilà de nouveau sur les routes en direction de la capitale, cette fois-ci. 10 jours de boulot intensifs à Yaoundé, à inventorier 700 objets en quatre jours, rencontrer des tonnes de personnes diverses et variées, boucler la première partie du musée des civilisations de Dschang. Enfin, retour à Dschang pour quelques jours et retour en France via Douala ! Heureusement, j’arrive à m’accorder des petits moments de « grâce », comme je les nomme. Une après-midi par ci, une matinée par là, même si cela n’est pas toujours simple. Cela fait maintenant trois semaines que je ne suis jamais seule. D’abord parce que j’héberge une américaine temporairement. Ensuite, la semaine de formation, nous étions trente en permanence du matin au soir (première expérience de gestion de trente personnes : stressante !). Et puis, à présent, je vis au milieu des autres volontaires. Bref, je rêve de moment de calme et de solitude totale ! Et j’espère que ma colloc temporaire va bientôt retrouver une maison. Mes voisins n’osent plus monter maintenant qu’elle est là, et honnêtement il me manque et mon boulot étant déjà extrêmement prenant, j’apprécie assez me retrouver seule certains soirs. Suite à mon retour à Dschang, dans quelques jours !
En attendant, j’ai réussi à me faire deux jours off (après avoir bossé pour le 1er mai, vive la fête du travail !). J’en profite pour me balader dans Yaoundé. Hier, on a été faire du sport à 8h du matin avec Séverine et Patricia (VP de Yaoundé). Oui, je sais, on est un peu tarrées, d’aller faire du sport à 8h du matin un samedi. Mais l’optique était de pouvoir profiter de notre journée. Je ne pense quand même pas renouveler cette violente expérience ! 8h, c’est trop tôt ! Mais notre objectif a été atteint. On s’est baladé toute la journée et nous avons même fait du « shopping ». La version shopping au Cameroun est un peu différente de la nôtre bien-sûr. J’entends par là, aller au marché à tissu, acheter du tissu pour ensuite faire faire des vêtements à une couturière et aller au marché artisanal dénicher des cadeaux sympas. La zone des tissus à Yaoundé est situé dans le quartier musulman de la ville, la briqueterie, où on peut manger du riz sénégalais et boire des jus de fruits frais (très difficile à trouver malgré l’abondance de fruits). Aujourd’hui, nous allons aller au Mont Fébé, duquel on domine toute la ville et où s’étend un énorme parc.
L’agréable de cette période intensive est l’échange humain et intellectuel qu’elle apporte via toutes les rencontres. Bien-sûr ces rencontres restent de l’ordre du professionnel, mais sont néanmoins intéressantes.









